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Publié le 2 Décembre 2017

LE NOM DE NAPLOUSE

 

Au 12ième siècle, à Lectoure, à l’emplacement de l’actuel quartier du Couloumé, sont installés les templiers. Les moines exploitent un domaine donné à l’ordre  par quelque seigneur bienfaiteur. Ce ne sont pas des chevaliers, des soldats comme leurs frères combattant en Orient, mais des confrères, des moines de métier, agriculteurs ou artisans. Avec leurs serfs, ils travaillent à faire fructifier le domaine qui s’étend, on l’imagine, sur les coteaux qui s’étirent vers l’est, aux portes de la ville sur les versants de l’actuelle vallée de Foissin et, en direction de l’ouest, au-delà du Gers.

Chaque année le représentant du Précepteur de la province de Gascogne passe à Lectoure, prélever le respountchoun, l’excédent des ressources qui, ajouté à celui de l’ensemble des maisons d’Occident de l'ordre, contribuera au financement des énormes besoins du Temple en guerre dans le royaume de Jérusalem. Cette organisation économique et financière a tissé un incroyable réseau sur toute l’Europe occidentale, forgeant la puissance de l’ordre qui, hospitalier et militaire en Orient, a inventé la fonction de banquier d’affaire du Pape, des rois et de la grande noblesse en occident.

 

Nous avons révélé [ici] qu’un templier revenu d’Orient a séjourné à Lectoure. Ce devait être un personnage désigné par sa hiérarchie à titre de récompense ou bien pour prendre en charge et développer le domaine. Nous ne connaissons pas son identité  mais le fait qu’il ait baptisé la maison de Lectoure "Naplouse" nous conduit logiquement à faire la relation avec la seigneurie de ce nom, fief du royaume latin de Jérusalem.

 

La ville de Naplouse est située à environ 50 km au nord-est de Jérusalem. Elle est conquise par les croisés à la fin du 11ième siècle.

D’abord partie intégrante de la seigneurie d’Oultre-Jourdain, elle en est détachée pour être érigée en fief directement vassal de Jérusalem en 1106 avec à sa tête Guy de Milly, issu d’une famille originaire de Picardie. Son fils, Philippe, né à Naplouse, porte de ce fait le nom de cette seigneurie, qu’il cèdera en 1161 au roi Baudouin 1er en échange des terres de Montréal. Devenu veuf en 1168, Philippe de Naplouse entre au Temple et il en deviendra le 7ième grand maître en 1169. Mais, lors d’un voyage à Constantinople aux côtés du roi Amaury 1er en 1171, sans que

Une ambassade d'Amaury 1er auprès de l'empereur de Constantinople, Alexis Comnène.

l’on en sache la raison, il démissionne. C’est un cas unique pour un maître de l’ordre. On ne lui connait pas d’échec militaire ou politique, il faut donc imaginer une raison personnelle à cette démission. Certains commentateurs ont avancé qu’il rentrera, comme c’est la pratique pour les chevaliers retraités, dans un monastère cistercien pour y finir ses jours. Ce serait extraordinaire, mais on peut admettre que Philippe de Naplouse a très bien pu aboutir à Lectoure*.

 

 

Autre piste, le nom de Naplouse est également porté par un personnage qui joue un rôle majeur dans l’Histoire du royaume de Jérusalem, Balian d’Ibelin. Son père s’est vu attribuer la seigneurie d’Ibelin, située au bord de la Méditerranée à une cinquantaine de kilomètres de Jérusalem, et dont le château occupe une position forte, entre Ascalon et Jaffa, situation défensive essentielle face aux avancées des musulmans d’Egypte menaçant le royaume latin. Balian d’Ibelin épouse en 1177

 

Balian d'Ibelin sous les traits d'Orlando Bloom et la belle Eva Green dans le rôle de Sibylle de Jérusalem, une reconstitution très romancée: "Le royaume des cieux" de Ridley Scott.

Marie Comnène, nièce de l’empereur de Constantinople, veuve du roi Amaury 1er qui conserve dans son douaire la ville de Naplouse. Balian qui se distingue la même année à la bataille de Montgisard, la victoire de l’enfant-roi lépreux Baudouin IV sur Saladin, est désigné dès lors par les chroniqueurs sous le nom de Balian de Naplouse. Balian sera à nouveau en première ligne en 1187, cette fois-ci lors de la défaite des cornes de Hattin, et un des rares chevaliers à échapper au désastre. Il assure la défense de Jérusalem, qui tombera toutefois rapidement et définitivement. Le royaume latin voit son emprise considérablement réduite autour des réduits de méditerranée, Beyrouth, Tripoli, Tyr, Saint-Jean-d’Acre. Balian meurt en 1193. Ses enfants portent le nom d’Ibelin, que l’on retrouvera dans la noblesse française, par exemple au sein de la maison de Montfort-l’Amaury et de Castres**.

 

Revenons à Lectoure. Balian de Naplouse est mort en Terre sainte et n’est pas templier. Alors? Comme nous, vous aurez remarqué évidemment, la proximité de son premier patronyme, Ibelin, avec le nom du moulin située au pied de l’implantation de la maison templière de Lectoure***, la mouline de Belin. Par ailleurs, « notre » templier peut très bien appartenir à la nombreuse parenté des Ibelin et des Naplouse, ou bien avoir été un de leurs proches. Balian de Naplouse s’est évidemment très souvent trouvé côte à côte au combat avec les templiers.

 

On remarquera en outre la proximité des deux personnages que nous évoquons : Philippe de Naplouse est proche d’Amaury 1er. Marie Comnène, l’épouse d’Amaury, devenue veuve, épouse Balian d’Ibelin. Philippe est aussi l’oncle de Balian par les femmes. Il ne faut donc peut-être pas choisir entre les deux pistes, mais les suivre en parallèle.

Enfin, au-delà de ces deux seigneurs de Naplouse, célébrés par les chroniqueurs de l’époque et dont l’Histoire a gardé la trace, nous n'écartons pas la possibilité de retrouver le templier de Lectoure parmi leurs suivants, nobles de petite extraction, modestes moines-chevaliers, simples sergens de pied, qui ont formé le gros de l’effectif croisé.

Les rares d’entre eux qui ont échappé à l’hécatombe sur les champs de bataille et sur le chemin du retour ont dû, comme  les vieux soldats de tout temps, ressasser leurs souvenirs. S’ils ne rejoignaient pas leurs familles, pour eux le Temple devenait un refuge et certaines commanderies se faisaient une spécialité de les accueillir, maisons de retraite en quelque sorte. Si ce n’est pas la signature d’un seigneur, le nom de Naplouse à Lectoure peut être la marque d’une aventure collective.

 

Voilà deux portraits rapidement tracés de personnages historiques. Deux pistes de recherche que nous poursuivrons.

 

Le troisième volet de notre évocation des templiers portera sur le très fameux procès de l’ordre, vu de Lectoure.

 

On me reconnaîtra la prudence d’émettre des réserves, d’utiliser le conditionnel et de poser quelques points d’interrogation. Cependant, l’évidence de la présence d’un templier revenu d’Orient dans notre ville me conduit à exposer tout de même devant vous l’état de ces investigations au fur et à mesure de leur avancement car elles témoignent, modestement, et seront peut être utiles à quelque spécialiste. L’Histoire a besoin de faits mais elle est aussi parfois, à défaut, recomposée à partir de simples indices. Peut être ne sommes nous pas très loin de la vérité. Espérons que de nouveaux éléments apparaîtront et permettront de mieux cerner la réalité. Sinon le mystère perdurera, qui a son charme également.

 

Depuis la croix rouge, le couloumé et la vallée de la bataille, sous la brume.

Mystère n’est pas ignorance. Il ne faut pas laisser l’oubli s’imposer définitivement. Sous les fondations du château du Couloumé, sous quelque ondulation du coteau dominant la vallée de la bataille et le ruisseau de Saint-Jourdain, la maison du templier de Naplouse fait partie de l’Histoire de Lectoure.

                                                                     Alinéas

 

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Naplouse est aujourd’hui une ville de Palestine de 125 000 habitants. Après les troupes de Saladin qui ont succédé aux croisés, la ville a été soumise par les mamelouks puis les ottomans pendant 5 siècles.

 

De nos jours, la proximité de l’état d’Israël, la création de colonies juives à la suite de la guerre de six jours, les intifadas et la répression israélienne, le saccage en 2015 par les palestiniens du tombeau de Joseph, lieu de pèlerinage pour les juifs orthodoxes… Naplouse ne connaît pas la paix.

L’Histoire du royaume latin de Jérusalem que je redécouvre en menant les recherches pour rédiger cet alinéa est d’une incroyable actualité. Bien sûr l’Occident et l’Islam, les pays arabes mais également les relations entre les nations européennes et proche orientales, la Turquie, l’Arménie, Chypre, Israël…..

 

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* On ne connaît pas l’origine précise de la famille de Milly en France. Si elle est effectivement Picarde, sans trop se hasarder à des rapprochements toponymiques, mais uniquement pour mémoire, il faut souligner la proximité de « Somonville », de la ferme templière de Saint-Jean-de-Somonville à Lectoure sur la route de Nérac avec deux communes de la Manche, Omonville-la Petite et Omonville-la Rogue.

 ** De nombreuses autres familles ayant des liens avec Lectoure à certaine époque, Armagnac, Périgord-Talleyrand, Lomagne, ont envoyé leurs fils en Terre sainte et il serait intéressant de les recenser. Passionnant sujet de recherche.

 *** La disparition de la voyelle « i » en tête d’Ibelin est due à un phénomène phonétique d’affaiblissement fréquent au passage du latin au français et à l’apparition de la particule « de ».

 

DOCUMENTATION :

- Carte de Michel Balard

Croisades et Orient latin, ed. Armand Colin

- Philippe de Milly :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Milly

- Balian d'Ibelin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Balian_d%27Ibelin_(mort_en_1193)

 

ILLUSTRATIONS :

- Moine moissonnant, enluminure 12ième s. Bibliothèque municipale de Dijon

- Délégation d'Amaury 1er auprès d'Alexis Comnène, Guillaume de Tyr, BNF

- Chevalier chargeant à la bataille de La Bocquée, Commanderie templière de Cressac (Charente)

- Photo Couloumé M. Salanié

- Naplouse X

 

 

 

 

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Rédigé par ALINEAS

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Publié le 12 Mai 2017

 

Les vieux papiers de Lectoure recèlent encore la trace de quelques trésors qu’il y a plaisir à chasser. Pas celui que l’on prête aux Templiers, volatilisé dans les infâmes fumées des bûchers de Philippe le Bel mettant fin à deux siècles d’une incroyable et tragique aventure, mais précisément, le trésor d'une Histoire oubliée.

 

Un érudit lectourois, anonyme à ce jour que je remercie cependant à l’occasion de cet alinéa, a relevé minutieusement dans les archives des notaires de notre ville au Moyen Âge les noms de lieux de l’époque, de nombreux étant toujours utilisés, d’autres ayant été remplacés, certains totalement inexpliqués et sujets potentiels à recherches passionnantes.

 

Nous sommes encore par exemple quelques-uns à nommer couramment « Saint Jourdain », par affection ou romantisme, le ruisseau de Foissin qui longe le promontoire de Lectoure au nord. Par ailleurs, nous savons que la petite vallée que creuse le ruisseau a longtemps été désignée par « Coma batalhera », Vallon de la Bataille, sans que l’on puisse dire à quel combat cela rapporterait, les historiens ne connaissant pas d’affrontement organisé de deux armées (définition admise du terme « bataille ») aux pieds de notre ville, même si elle fut on le sait, maintes fois assiégée, disputée, investie.

Et c’est là que la scène de notre alinéa voit son décor mis en place. Ces deux noms de lieux voisinent sur la carte reconstituée par notre érudit, à l’endroit de l’actuel château du Couloumé, avec un troisième toponyme, mystérieux au premier abord : « Napeloza », Naplouse.

 

Il n’y a plus de doute. Ces trois toponymes, Saint Jourdain, Vallon de la bataille et Naplouse sont très certainement le témoignage de l’implantation, sur ces lieux mêmes, d’un établissement de l’Ordre des Templiers. Ce n’est pas être grand clerc que faire le rapprochement mais il a fallu attendre chez nous un éclair de lucidité un peu poussif, j’en suis presque honteux…

 

Remontons le temps. Depuis 1120, date de sa fondation lors du concile …de Naplouse (!), les Pauvres Chevaliers du Christ, par la suite dénommés Chevaliers du Temple de Salomon et enfin plus brièvement Templiers, bénéficient partout en Occident de donations de domaines nobles dont ils tireront les revenus nécessaires à l’exécution de leurs missions de protection des pèlerins qui se rendent sur le tombeau du Christ et de libération de la Terre sainte de l’emprise des Mahométans. En quelques années, le Temple deviendra immensément riche et ce fut là aussi, deux siècles plus tard, sans doute l’une des raisons de sa chute brutale. Mais ceci est une autre histoire.

 

Nous savons que les Templiers avaient des possessions à Lectoure bien qu'à notre connaissance il n’ait jamais été précisé où, sauf la métairie de Saint-Jean-de-Somonville sur la route de Lagarde-Fimarcon. A la suite du procès des Templiers et de la bulle du pape Clément V « Vox in excelso » proclamant la suppression de l’Ordre, « Davin de Roaix, Capitoul, curateur et garde des biens du Temple dans la sénéchaussée de Toulouse, arrive le 16 mai 1313 avec une délégation du Sénéchal pour mettre les Hospitaliers en possession des biens qui leur avaient été adjugés. En présence de Guillaume de Larochan, bailli de Lectoure pour le roi d'Angleterre et des consuls de la ville, devant la porte de l'ancienne maison du Temple, il en donne l'investiture à Bernard de Saint-Maurice, précepteur de Castelsarrasin et procureur de Raymond d'Olargues, lieutenant du Grand-Maître de l’Ordre de l'Hôpital, futur Ordre de Malte, dans le Grand-Prieuré de Saint-Gilles »*. Car après une longue transaction entre le Roi et le Pape, l’ensemble des biens du Temple avait été attribué à l’Ordre des Hospitaliers. Pendant les grandes épidémies de peste, le site accueillera les pestiférés mis à l’écart de la ville et soignés tant bien que mal par quelques courageux. Le château du Coloumé que nous connaissons aujourd’hui, posé à la limite du faubourg et regardant vers le vallon au pied des remparts du nord, recèle peut-être quelques traces de ce passé exceptionnel.

 

Remontons à présent encore un peu plus le cours de l’Histoire.

 

Nous ne savons pas quel donateur avait, à l'origine, doté le Temple d’un domaine à Lectoure, peut être pour s’assurer d’une absolution totale, promise par les prélats prêchant la croisade à une époque où la crainte des feux de l’enfer était infiniment plus que ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui. Autre hypothèse, le domaine pouvait être la propriété d’un chevalier remettant à l’Ordre en formulant ses vœux -obéissance, chasteté et pauvreté-, l’ensemble de ses biens dans ce monde, argent, meubles et terres. Une fois donné, le domaine était organisé sur le modèle de la seigneurie et géré comme une pacifique exploitation agricole de rapport. Avec en leur sein des frères dits « de métier », paisibles agriculteurs, artisans, gestionnaires, non combattants, les Maisons devaient dégager les revenus dont avait considérablement besoin l’Ordre combattant dans les royaumes francs d’Orient.

 

Mais précisément et pour en revenir à nos trois toponymes, il semble évident qu’ils ont été attribués à ces lieux non pas par un frère de métier mais par un véritable chevalier Templier, retraité, rapatrié à l’arrière en quelques sortes. Un moine-soldat que l’on présenterait aujourd’hui comme un ancien combattant, un grognard avant l’Empire. Etait-ce une gueule cassée, un blessé, lassé des terribles combats, victoires et défaites alternant, dont peu de chevaliers revenaient ? L’Histoire nous donne l’exemple de certains de ces moines-soldats, jetant l’éponge, ayant choisi de revenir en Occident où ils pouvaient être accueillis pour finir leurs jours dans quelque abbaye ou Maison de l’Ordre. Notre homme était-il Lectourois d’origine ? Etait-il le donateur du domaine, de retour sur ses bases arrière, "at home"?

 

Dans tous les cas, il ne doit pas avoir été grand bâtisseur ou d’une longévité suffisante pour mettre en valeur et développer la Maison du Temple de Lectoure car celle-ci nous serait alors parvenue plus imposante, comme il y en a tant d’autres en France et dans tous les pays d’Europe, monumentales, mystérieuses, solennelles, sûrement belles. A proximité de Lectoure, la commanderie d’Ayguetinte, la chapelle d’Arbin, le moulin de Roques à Astaffort, Gimbrède évidemment, La Chapelle en Tarn-et-Garonne et en Lot-et-Garonne l'imposant Temple-sur-Lot.

 

Notre Templier ne fera pas parler de lui. Cependant on imagine un caractère bien trempé, un personnage portant sur ses épaules fatiguées, son Histoire et celle de l’Occident. Une figure pour le moins convaincante au point de marquer ainsi les lieux.

 

Il faudra plusieurs alinéas pour donner de plus amples informations sur les Templiers à Lectoure : pourquoi « Naplouse » ?, la période du procès, l’héritage des Hospitaliers… La trace est ténue mais on ne devra pas la perdre. Disons déjà que l’on ne peut prétendre à ce stade, puisque la question vient immédiatement, que notre moulin ait été construit par l’Ordre mais ce n’est pas à écarter.

Et la bataille me direz-vous ? Quelle bataille hantait les souvenirs du Templier de Lectoure ? Si l’on s’en tient à la proximité avec la seigneurie de Naplouse, l’une des places fortes et fief du royaume de Jérusalem, il peut s’agir de la bataille célèbre, perdue pour les latins, des Cornes de Hattin, également à proximité… du Jourdain. Le désastre d’Hattin (1187) a marqué le début de la reconquête de la Palestine par Saladin, la perte de Jérusalem intervenant la même année. Notre mystérieux chevalier serait donc sujet à cauchemar et non à rêves glorieux.

 

L’épopée et la fin dramatique du Temple ont suscité une littérature considérable, plus ou moins historique ou franchement romanesque, pas toujours de qualité. Le procès des pratiques du rituel initiatique des frères n’est pas clos. La recherche du supposé trésor bat toujours son plein. On retrouve l’Ordre dans toutes les conspirations, cathare, franc-maçonne, rosicrucienne… La filmographie est également particulièrement riche où le preux chevalier tient une place évidemment de premier plan. Il y a des traitres, des mercenaires, des renégats et certains ennemis peuvent même êtres sympathiques. Le western en cotte de maille. Enfin sur le web, le Moyen Âge ayant la cote (encore une), les jeux de rôle virtuels fleurissent.

La chevalerie, le mystère de la règle des moines-soldats, l’exotisme de l’Orient, tout concourt à faire revivre les Templiers. A Lectoure, il en est un qui repose à jamais.

Alinéas

 


*Source Grand-Prieuré de Toulouse, M.A. Du Bourg (1883)

PS. Les toponymes rapportant aux Templiers sont très fréquents mais ils semblent peu souvent relatifs à des sites orientaux. Un cas rare, à quelques kilomètres au sud de Nérac, le moulin de Nazareth aurait été doté par le seigneur du même nom, fief de la principauté de Galilée et de Tibériade, et attribué à la commanderie templière d’Argentens. Sans oublier notre ville voisine de L'isle-Jourdain.

Illustrations: Montage titre M. Salanié - Prise de Jérusalem par Gustave Doré - Le château du Couloumé et son parc M. Salanié - x - Le dernier croisé K.F. Lessing - Le Temple-sur-Lot x - La bataille d'Hattin Sébastien Mamerot - Kingdom of heaven - Vitrail Ecosse.

Documentation: les ouvrages sur ce sujet sont particulièrement nombreux. Pour faire simple, nous vous recommandons "Les Templiers" dans la collection In Situ des Editions MSM. Riche, argumenté, et magnifiquement illustré.

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