Publié le 27 Octobre 2026
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Chaque année, le 11 novembre, la France rend hommage aux morts de toutes les guerres. Mais, du point de vue chronologique, c'est surtout la date anniversaire de la victoire des alliés sur l'impérialisme germanique en 1918.
A leur retour au pays, meurtris mais lucides et légitimes, ceux qui ont survécu à l'enfer ont raconté le sacrifice, le don de soi et le courage des combattants, le doute mais aussi la foi en une juste victoire, tous les sentiments qui font la vie du soldat monté au front pour la cause commune. Le Gersois Ivan Cassagnau est de ces précieux témoins de notre Histoire récente et pourtant presque oubliée. Cette Histoire de France et d'Europe qui n'est pas seulement l'énumération de chiffres terribles et de pions sur des cartes d'état-major mais l'Histoire d'une humanité.
Son petit-fils Nicolas, qui conserve l'ensemble des mémoires d'Ivan Cassagnau, celles d'un petit gascon dont il nous faudra reparler un jour et celles de l'artilleur, vient de publier le second volet des souvenirs de guerre de son grand-père. En voici quelques extraits.
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Ivan Cassagnau naît en 1890 au hameau de Saint-Jau, commune de Sainte-Radegonde. Il a un frère ainé et un frère jumeau. Etant né le second, il apparaît plus fragile que son jumeau et pour cela il sera confié jusqu'à son entrée au lycée à Agen à son grand-père, instituteur à la retraite dans ce hameau du canton de Fleurance. Cette petite enfance rurale et l'enseignement soutenu du vieux maître le marqueront. Doté sans doute naturellement du sens de l'observation, et ayant acquis et développé la science de la rédaction, il restitue avec talent les détails des situations, des évènements, de l'activité des hommes et des femmes, de la faune et des paysages, ceux de Gascogne puis ceux que le métier des armes va lui faire parcourir. Car Ivan rejoint l'armée avant la déclaration de guerre. Bachelier en 1907, il s'engage en 1909, avec l'espoir de partir aux colonies qui fascinaient la jeunesse de l'époque, l'exotisme, les indigènes, l'aventure... Il choisit l’artillerie pour son amour des chevaux. En effet, à l'époque, la traction animale est essentielle pour porter le feu au front. Partout en France, chevaux et mules sont réquisitionnés. L'artilleur est d'abord un palefrenier. La nourriture, le pansage, la santé des bêtes est la première préoccupation de la troupe, ceci avant même la manipulation du canon. Pas de cheval, pas d'artillerie.
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Les trois frères Cassagnau en 1910.
A gauche, Marcel, jumeau d'Ivan, en tenue d'aspirant d'infanterie. Blessé sur la Marne, il passera toute la guerre prisonnier en Allemagne.
Assis, Edgar, l'aîné, alors qu'il effectue son service militaire. Employé des PTT, il sera d'abord mobilisé sur place à Toulouse puis ira poser des lignes aux tranchées.
Enfin, Ivan à droite, avec ses galons de Maréchal des logis, l’équivalent dans l'artillerie du grade de sergent dans l'infanterie.
DRÔLE DE GUERRE. DÉJÀ.
On le sait, l'expression "drôle de guerre" évoque la première phase de la guerre de 39-45 où Alliés et Allemands se sont observés pendant plusieurs mois quasiment sans combattre. Cependant elle est attribuée à Roland Dorgelès qui s'est engagé en 1914 dans l'infanterie alors qu'il était pourtant réformé pour raisons de santé. Il est l'auteur du célèbre "Les croix de bois" où il décrivait cette ambiance étonnante déjà en 14.
Les temps morts, sans ironie, étaient fréquents. Car on ne peut pas canonner sans interruption. Les positions sont modifiées sans cesse, pour éviter la riposte après une salve, ou en fonction de la stratégie, dont la troupe n'a aucune idée d'ailleurs. Il faut s'approvisionner, pour les hommes, les bêtes et l'armement, amener les blessés à l'arrière, enterrer les morts... Et les récits qui nous sont parvenus évoquent souvent cette guerre "en pointillés" où l'on s'occupe de soi-même car il le faut pour garder le moral, où l'on s'ennuie, où l'on communique avec le boche avec humour voire amicalement par-dessus les champs de barbelés et où, parfois, on prend du "bon temps". Ceci s'explique et mérite indulgence : la mort rôde. Voici ce qu'en dit Ivan Cassagnau.
" Les journées nous paraissent interminables. On sculpte des cannes. On joue aux cartes. Certains fabriquent des lanternes avec des culs de bouteille sertis dans des boîtes de conserve. Les marsoins (soldats de l'infanterie de marine) tirent les écureuils à coups de fusil. L'eau suinte le long des parois. Comme la batterie ne tire pas, on s'occupe. On profite des journées brumeuses pour aider les villageois dans leurs cultures. Quelques idylles s'ébauchent. Jamais la terre n'aura été si bien travaillée ! On laboure avec quatre ou six chevaux (mis à disposition par l'armée), donc très profondément."
Ivan recueille deux hiboux tombés au sol et les baptise du nom des grands chefs ennemis : " Je sais pour avoir élevé déjà des rapaces (pendant son enfance en Gascogne probablement) que cette engeance peu délicate, robuste, douée surtout d'un inextinguible appétit, pousse facilement. Kaiser et Guillaume grandissent à vue d’œil."
Les récits, celui d'Ivan Cassagnau comme tous ceux des témoins de la Grande Guerre, sont truffés de ces anecdotes, souvent faites d'un humour noir ou d'une truculence réaliste qui n'est pas désinvolte mais permet de passer outre, qui font l'essentiel du temps du poilu. Et de toutes façons, le combat lui est bref, violent et ne justifie pas de longues descriptions, sauf le tableau macabre du champ de bataille qui s'en suit : " On apprend que la nuit dernière une batterie de 90 a surpris une relève et qu'elle a causé des pertes sensibles à l'ennemi. Du poste on peut voir en effet des cadavres projetés en l'air et restés suspendus aux branches des arbres."
" Ce matin à neuf heures j'ai eu le plaisir de faire sauter un abri de mitrailleuses et de causer des pertes au personnel qui s'enfuyaient par deux salves fusantes. En réponse, sept marmites (obus allemands qui répliquent) sur la batterie... " Le sous-officier qui commande une unité d'artillerie utilise la première personne pour évoquer son groupe composé d'environ 15 hommes : servants qui alimentent le canon, conducteurs de chevaux, bourrelier, maréchal-ferrant... Et autant de chevaux.
La vie continue. Les tâches quotidiennes rythment les journées. Ce qui peut nous paraître prosaïque ne l'est pas pour la santé des hommes. La meilleure façon d'éviter les poux sera de se faire tondre régulièrement le crâne. Comme toutes les installations, pour éviter d'être repérée par les ballons espions, la boutique du coiffeur est enterrée et camouflée.
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L'HOMMAGE DE L'ARTILLEUR AU FANTASSIN.
L'image, dramatique, du fantassin bondissant de la tranchée pour monter, baïonnette au canon, à l'assaut des lignes ennemies est le symbole de la Grande Guerre. Or, les tués par balle, grenade ou par arme blanche, à courte distance ou au corps à corps, ne représentent que 15 à 20% des morts sur le champ de bataille. On évalue entre 70 et 80% le nombre de morts de la guerre de 14-18 par bombardement d'artillerie, c'est à dire 1,2 million côté français ! Les récits d'anciens fantassins évoquent souvent ce moment qui précède l'ordre de charger. Le silence est total. Tendus, casqués, appuyés sur la paroi de la tranchée, les fantassins attendent la salve des batteries de campagne qui prépare l'assaut. De cette phase dépend la réussite de l'action de l'infanterie. Plus le bombardement est copieux plus le fantassin aura du courage, persuadé que la tranchée ennemie a été dévastée et ne pourra résister à la charge.
Mais ce sont bien les fantassins qui sont en première ligne et qui sont soumis au bombardement ennemi, parfois malheureusement au mauvais réglage de leur propre artillerie. Aussi le nombre de morts est-il évidemment le plus grand, et de loin, dans l'infanterie : 1,1 million toujours côté français, pour 90 000 artilleurs "seulement".
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Ivan Cassagnau, comme tous les cadres, mesure ce déséquilibre du risque entre les deux armes. Il a une grande compassion à l'égard de ceux "de ligne". " Les tranchées ! Ce mot-là est synonyme d'horreur. Quand un soldat de l'arrière mérite une punition sévère, on l'envoie passer quelques jours aux tranchées. Mais les officiers en ligne se sont insurgés. Ils n'admettent pas d'être considérés comme des gardes-chiourme. Evidemment, pour nous artilleurs, la vie des premières lignes nous est inconnue. Les servants, sur les positions de batterie, ont plus de confort que les fantassins et ils sont moins exposés. Du moins quand les pièces sont judicieusement placées et surtout bien camouflées. Mais quand une batterie est repérée, elle reçoit une avalanche de fer à laquelle personne ne peut résister. J'ai vu des tranchées pendant les attaques, sous le bombardement, c'est affreux. J'ai vu des batteries repérées, c'est tout aussi terrible. Il faut avoir des nerfs solides et aussi un certain apprentissage pour tenir. Un soldat fraîchement arrivé du dépôt et versé au cœur de l'action deviendrait fou.
Personnellement, je tiens à ce que tous les servants de ma section viennent à tour de rôle m'accompagner à l'observation en première ligne où je me rends avec un téléphoniste. Le fantassin a besoin de se sentir visité, admiré même par les autres troupes."
Un propos qui honore notre mémorialiste gersois.
L'artillerie a joué un très grand rôle pendant la Grande Guerre. L'artillerie lourde, située plusieurs kilomètres en arrière, se déplaçant sur tracteur ou sur train, l'artillerie de tranchée, les mortiers, l'artillerie de défense aérienne et progressivement les chars d'assaut. Mais avant tout l'artillerie de campagne. Et dans ce domaine la France disposait d'un atout, le fameux canon de 75, premier à pouvoir tirer à la cadence rapide de vingt-cinq coups à la minute et seul doté du frein de recul hydropneumatique. Un avantage technique qui a peut-être provoqué le relatif et fautif ! désintérêt des stratèges pour l'artillerie lourde où l'Allemagne excellait et qui a fait tant de dégâts.
Enfin, avant même l'armistice de 1918, Ivan Cassagnau est affecté au contingent de l'armée française d'Orient.
LES POILUS OUBLIÉS DU FRONT D'ORIENT.
Ce chapitre de la 1ère Guerre mondiale est mal connu du grand public. Notre modeste chronique n'aura pas la prétention, ni la place, de combler cette lacune. Disons pour situer le cadre des propos d'Ivan Cassagnau qu'il s'agit du volet méditerranéen de la première guerre mondiale.
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La Serbie, à l'origine du déclenchement des hostilités du fait de l'assassinat de l'archiduc d'Autriche François-Ferdinand à Sarajevo, est attaquée. C'est le fait déclencheur de la guerre que nous limitons souvent à 14-18. Par le jeu des alliances, face à la Serbie et à ses alliés, France, Royaume-Uni et Russie, se dressent l'Empire allemand et l'Autriche-Hongrie qui seront rejoints par l'Empire ottoman et par la Bulgarie. L'Italie restée neutre au début du conflit et choisissant le camp des alliés en 1915, Ivan Cassagnau racontera la joie de ses hommes à l'annonce de ce ralliement.
L'effondrement de l'Allemagne, acté dans la forêt de Rambouillet en novembre 1918, ne suffira pas à éteindre le conflit sur le front oriental. Ivan Cassagnau y est d'abord affecté dès 1917 puis y fera plusieurs séjours en tant que volontaire jusqu'en 1922. Ainsi, notre Gascon fera un parcours impressionnant à Salonique, Monastir, Smyrne, Constantinople, Chaba (près d'Odessa aujourd'hui en Ukraine), le Danube, Beyrouth... des noms qui auraient fait rêver le jeune engagé à Agen en 1909 si ce n'était pas la guerre, encore la guerre. Sa première femme décède en retour de couches en lui laissant un fils, confié à ses parents. Et il faut vivre. Ivan à choisi le métier des armes... Ses séjours autour de la Méditerranée sont ponctués de nombreux déplacements, de combats alternant avec des temps morts où l'observation des populations entremêlées, de leurs modes de vie et de leurs religions incompatibles, ne laissent pas de l'intéresser. Il est également affecté à la conduite de convois de ravitaillement, principale difficulté logistique du théâtre des opérations dites extérieures (TOE), doté de soldats venus d'Afrique du nord, inexpérimentés en tout, qu'il doit former sur le tas. La chaleur et le froid intenses se succèdent. Chacun s'équipe sur sa solde pour subsister. Ivan achète un manteau en "poils de bique". On mange local, du "moton" qui se révèle être... du chien.
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En juin 1917, à Monastir (aujourd'hui Bitola en Macédoine du Nord), il assiste à la proclamation de l'éphémère République Hellénique par Elefthérios Venizélos, le roi Constantin qui refusait de rejoindre les alliés ayant abdiqué. " La population était déchaînée ! Les rues pavoisées. Dans toute les boutiques trônait le portrait du "subtil crétois", du "grand Eleuthère", selon l'emphase propre aux Levantins. "Zito Venizélos!" "Kato Konstantinos!" Vive Venizélos! A bas Constantin! ". La Grèce est encore loin de trouver son équilibre. Aujourd'hui la Macédoine du Nord est une république indépendante.
Plus dramatique, en août, il assiste au bombardement et à l'incendie de la ville ravagée par l'artillerie germano-bulgare. " Spectacle affreux et, la nuit, terrifiant, mais qui cependant avait quelque chose de tragiquement grandiose ".
En 1919, à Odessa, il fait partie du contingent français venu soutenir les Russes blancs. " Dans l'après-midi, comme je dispense à mes Kabyles une instruction sommaire dans les chambres, nous voyons un malheureux polonais essoufflé par une course probablement longue, rejoint juste sous nos fenêtres par les bolcheviks qui le poursuivent. En un clin d’œil il est assommé à coups de crosse et de talons. Sans doute ses meurtriers n'avaient-ils plus de cartouches !".
En 21, il est à Adama, Cilicie, Empire ottoman. " On savait de part et d'autre que des pourparlers étaient en cours entre les gouvernements français et turc et que leur conclusion était imminente. Les derniers Arméniens partaient ". Tous n'auront pas le temps de partir ; Adama est au cœur du génocide arménien où la France faillit. A l'occasion de la signature des accords avec Mustapha Kémal " Le général commandant la division évoqua le sacrifice de nos soldats tombés si nombreux sur cette terre lointaine. « De cette œuvre immense, il ne restera demain que des cendres » s'écria-t-il courageusement devant le ministre plénipotentiaire ". En Orient, Ivan Cassagnau assiste, en soldat, à une sinistre page de notre Histoire.
En Syrie, il sollicite sa réintégration à l'artillerie. Sans succès mais, fidèle à son engagement et parfaitement adaptable, il s'y fait. " Heureusement on ne tarda pas à parler de convois et de colonnes pour ravitailler les unités dispersées en plein bled : je pourrais "marcher la route". Mener les convois de Salonique, à Monastir, puis d'Odessa à Routchouk m'avait familiarisé avec les mulets et les indigènes. J'eus donc le commandement d'une de ces colonnes composées d'arabas légères à deux mulets ".
Par extraordinaire, en 1922 c'est-à-dire à six ans d'intervalle, il retrouve le lieutenant allemand blessé et soigné à ses côtés en 1916 à Verdun, cette fois-ci sous le drapeau français, dans la tenue d'un sergent de la Légion étrangère ! Avec lequel il lie amitié...
Bien plus tard, en écrivant ses mémoires Ivan Cassagnau, amer, jugera sévèrement son pays non pas sur le plan de la haute stratégie et de la politique, car, s'il décrit les évènements internationaux qui ponctuent sa carrière, il reste relativement réservé et modeste, mais du point de vue du terrain et de la condition de la troupe. " La France a toujours considéré les fronts lointains comme secondaires. Salonique, la Cilicie (Turquie), le Djebel Druze (Liban) le Riff (Maroc), ne seront jamais pour elle que des épisodes, des escarmouches ; et pourtant ses fils y ont souffert, lutté, y sont morts par milliers ! La 1ère division du Levant vit des effectifs pourtant rapatriables se reconstituer plusieurs fois ; ses soldats s'y couvrirent de gloire, les citations de cette grande unité disent ses sacrifices. Qui s'en doutait en France, qui s'en souvient aujourd'hui ? ".
Depuis les guerres d'Italie de François 1er, les bandes de Monluc, les cadets de Gascogne dont un certain mousquetaire, les bataillons de volontaires de la 1ère République, les généraux et les maréchaux du 1er Empire, les milliers d'obscurs poilus tombés au front, les officiers de l'Armée d'Afrique de la seconde guerre mondiale, la Gascogne a beaucoup sacrifié à la France. Pépinière ou réservoir... Le Gascon est considéré de caractère vaillant, de nature résistante, la communauté d'esprit et de langue de ses différents petits pays aidant à la constitution d'une troupe homogène et solidaire. Ivan Cassagnau est le type même du soldat gascon.
Malgré une grave blessure à Verdun et plusieurs maladies, quittant l'armée en 1924 avec le grade d'Adjudant-chef et des états de service exceptionnels qui eurent dû le faire officier, retraité et employé dans le civil dans les Vosges, le pays de sa seconde épouse, il connaîtra, de surcroît, les affres de l'occupation allemande en 1940. A la libération, il perd un de ses fils, à peine âgé de 13 ans qui saute sur une mine, puis en 1948 un second, engagé, en Indochine.
Ivan Cassagnau décède en 1966. Il est enterré dans le petit cimetière de la chapelle Saint-Lary, à Saint-Jau, le hameau gersois qui l'a vu naître et qui n'a pas cessé d'occuper son esprit. Une autre partie de ses mémoires consacrée à son enfance gasconne, riche d’anecdotes et joyeuse celle-ci, conservée précieusement après son décès et qui nous a été aimablement communiquée par sa famille, méritera d'être évoquée dans une prochaine chronique.
Alinéas
Ce que chaque jour fait de veuves, Journal d'un artilleur, 1914-1916. Ivan Cassagnau, Editions Libretto 2014. 6,70 €.
Carnets d'un artilleur, Ivan Cassagnau 1890-1966. Texte annoté par Nicolas Cassagnau 2026, chez l'auteur. Email : cassagnaunicolas88@gmail.com. 29 € + frais de port.
Nos remerciements vont à :
- Paulette Larrieu, qui a connu Ivan Cassagnau lorsqu'elle était enfant et qui nous l'a fait découvrir.
- Nicolas Cassagnau, son petit-fils, qui a répondu à nos questions et nous a aimablement confié les photos utilisées sur cette chronique.
Photos :
- Les Frères Cassagnau, la Boutique du coiffeur et le Manteau en poils de bique : © Nicolas Cassagnau
- Photo-titre : attelage hippomobile d'un canon de 75.
Carte postale. La guerre de 1914. Notre 75. J.C., Paris.
- Carte postale Guerre de 1914-1915, Assaut à Notre-Dame de Lorette, Ed. Berck-Plage d'après l'Illustration.
- Le croiseur cuirassé Chateaurenault. Photo Marius Bar / Wikipédia. Domaine public. Ce croiseur finira torpillé. voir son histoire ici
- Carte du Front d'Orient en 1918. www.medailles1914-1918.fr/france-orient
- Le secteur français du cimetière militaire de Zeitenlick. Photo G. Garitan © https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/
Parmi les 8310 soldats français enterrés à Zeitenlick, 6347 sont métropolitains, 1 222 Sénégalais, 398 Malgaches et Indochinois et 343 Nord-Africains.
Entre 1915 et 1921, environ 380 000 hommes au total ont combattu au sein de l'armée française sur le front d'Orient et jusqu'au , 10 385 ont été tués, 21 614 portés disparus et 33 490 blessés (Wikipédia).
- Chapelle Saint-Lary à Saint-Jau - Commune de Sainte-Radegonde. Dessin de Bernard Comte dans Fleurance et son Canton.
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