Printemps frisquet, faut pas s'laisser aller

Publié le 29 Mars 2018

Pas la peine de se le rabâcher, voilà un printemps pourri ! La végétation est en panne. Nous prions chaque jour le saint de l'almanach du jardinier afin qu'il protège la floraison des fruitiers. Sur le coteau de l'arradjade, haut perché à dessein, notre rucher abrite des colonies  d'abeilles qui tentent, par petits escadrons, une sortie à chaque minute de soleil miraculeusement introduite entre deux plafonds nuageux, lourds comme des serpillières trempées.

Alors que faire? Cherchez bien. Quelques végétaux éclaireurs annoncent les beaux jours. Petits, discrets, ils ne font pas encore un paysage. Mais en les observant de près, on s'extasie devant la perfection des formes et la profondeur des coloris.

"Laisse tomber ta cyber-plume Alinéas. La nature pousse ici son génie."

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Photos M. Salanié

Pour agrandir la photo: clic droit et [afficher l'image].

 

Il faut déjà préparer la saison 2019, en semant à tout vent les akènes de pissenlit.

 

Cohorte de fleurs de prêle préparant un lâcher de spores.

 

Atterrissage d'une abeille en mission sur une coronille encore trempée.

 

Il ne sent pas, mais quel bouquet ! Le laurier thym.

 

Compétition entre un bourgeon à feuille et une grappe florale sur un arbre de Judée. Celui-ci est né d'une graine prélevée à l'Alhambra de Grenade.

 

Rencontre au sommet sur l'aulne glutineux: infrutescences de l'été dernier, chatons de l'hiver et feuilles naissantes.

 

La ballote fétide: avec un mauve si classe il faudrait faire réviser ce nom là.

 

Le sédum palmeri fourbit sa hampe florale. Il paraît que les succulentes sont des plantes de milieu aride !....

 

A part son qualificatif qui lui trouve un air d'os, la stellaire holostée est la plus gracieuse des petites fleurs. Je préfère le nom langue d'oiseau.

 

Vous répèterez plusieurs fois sans vous tromper:  mousse et couches de champignons de souche.

 

Le mahonia, comme un mariage de mimosa et de houx.

 

Troglodyte mignon attendant pour pondre que le robinier faux-acacia veuille bien mettre son feuillage.

 

L'anémone des croisés n'est pas un héritage de notre templier de Naplouse mais un joli cadeau de Godelieve et Jean.

Rédigé par ALINEAS

Publié dans #Botanique

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Mimi 04/05/2018 20:42

C'est un jardin extraordinaire... Je n'y ai pas vu de canard, mais de jolies plantes au nom parfois redoutable et la belle vilaine qu'est le pissenlit.

Léo 16/04/2018 23:30

Bien contente d'avoir fait voyager quelques unes de tes muses jusqu'en Aveyron !
Elles n'y verront pas le soleil plus tôt mais pourront lentement s'acclimater et peut-être y cotoyer notre " dent de chien" starlette incontestable de nos sous-bois en ce moment...
Des bises
Léo

ALINEAS 17/04/2018 08:14

Tu voyages avec mes muses et tu abrites le troglodyte mignon!

le sculpteur de vestales 06/04/2018 18:03

Merci alinéa pour ces magnifiques photos accompagnées de commentaires plein de charme, de finesse et d'humour.

Vourre 30/03/2018 06:10

Chers Aline et Michel,
Merci pour ces photos commentées ! Du côté du Loiret, nous l'attendons impatiemment ce printemps.
Amicalement.
Famille Bourre