" Un syndrome gascon " - Le texte dactylographié de l'exposé du 5 juin.

Publié le 29 Juillet 2025

La langue, la légende et l’imagerie gasconnes

Le 5 juin dernier, invité par la Médiathèque Jean-Claude Pertuzé, j'ai développé l'idée selon laquelle les trois natifs de Lectoure, Pey de Garros, Jean-François Bladé et Jean-Claude Pertuzé avaient été victimes d'un même phénomène ayant limité le plein épanouissement de leur travail. Phénomène complexe: ils ont été parfois oubliés et contestés, le contexte historique a pesé et enfin ils se sont dans une certaine mesure eux-mêmes cantonnés en deçà de leur potentiel. 

Voici la conclusion de cet exposé :

Nos trois gascons, contrariés, auraient pu dire « Faites comme vous voulez, moi je me retire dans mes terres ». C’est vraiment un caractère gascon, né de l’amour de la terre, de la recherche de la tranquillité, un certain dédain des évènements extérieurs, des ors et de l’agitation de la capitale, d’un ailleurs ignoré qui commence à peine passé de l’autre côté de la Garonne…

Voilà. Voilà caractérisé ce fameux « syndrome » gascon qui lie nos trois lectourois : l’oubli par leurs contemporains mêmes, cette maladie collective toujours virulente, le poids de l’histoire et le caractère individuel.

Ceci ne les a pas empêchés de briller, de nous surprendre et de nous ravir.

On ne fait pas en trois mots le portrait d’une région et de ses enfants (on ne dit plus " la race ", comme du temps de Pesquidoux, ce n’est pas " politiquement correct " et puis la population a été largement brassée il est vrai) mais nos trois Lectourois m’incitent à tenter de le faire cependant : le Gascon est opiniâtre, caustique et truculent.

  • Opiniâtre c’est à dire persévérant, irréductible…

  • Caustique : vif, critique parfois jusqu’à l’injustice,

  • Truculent enfin, drôle et original.

Une truculence qui nous permet de finir sur une note optimiste. Oublions le syndrome. Lectoure a la chance d’avoir vu naître trois acteurs essentiels de l’histoire régionale et a de ce fait la responsabilité de faire vivre ce qu’ils nous ont légué. Ces hommes ont magnifiquement successivement enrichi notre patrimoine. Les trois œuvres se complètent parfaitement. A intervalle de deux siècles entre Pey de Garros et Bladé et de deux guerres mondiales entre Bladé et Pertuzé, ici, dans notre petite ville, que l'un d'eux, Bladé, a joliment qualifiée « d’étroite patrie », la langue, la légende et l’imagerie gasconnes nous ont été livrées en héritage. Je vous propose de faire fructifier cet héritage.

Ci-dessous le fichier du texte intégral. 

 

Rédigé par ALINEAS

Publié dans #Littérature, #Histoire

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B
Encore un grand merci pour cette conférence pleine d'érudition et d'humour...gascon.
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C
Très intéressant
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